Normandie Héritage

Proverbes et Dictons Normands. 


Auteur : Collectif

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Citations

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Dictons et Proverbes

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Langue normande

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Reflet d’une sagesse populaire, héritage d’une littérature orale, les dictons et proverbes de Normandie, formulés en normand ou en français, sont l’expression d’un mode de vie, d’un mode de pensée ; l’affirmation d’une identité normande ancrée au plus profond de son histoire et de ses traditions.

  • Aen mouissaon a la main vau mu que daeu qui vole.
  • Au mei d’ou, l’hivaer se noe.
  • Ce qui vient de flot s’en va de jusant.
  • Quand il pleut su’l’curé, ça dégoutte su’l’vicaire.
  • Les p’tits sillons produisent plus qu’les grands.
  • Liard à liard, coutume se ramasse.
  • Mieux vaut belle panche que belle manche.
  • C’est aussi vrai que Carême se trouve en mars.
  • Faut pas mettre tout à corps et rien sur les manches.
  • Qui ben gagne et ben despense n’est pas pus riche au but de l’an.
  • Qui a bien soin de son corps se purge à la saint-Isidore.
  • On ne fait pas de gros noeud avec de la petite ficelle.
  • Y n’ia pas qu’ait l’air pus d’un honnête homme qu’un voleux.
  • Changement d’herbage réjouit les petits veaux.
  • Les grandes familles font les p’tits lots.
  • Franc comme un âne qui recule.
  • P’tit lundi, Grand’ semaine.
  • Quand nou pense, y a pa bian laong dvan qu’I n seit Noué.
  • Tandis qu’le marinier beit, la mair maonte.
  • Vaôt mus usa ses soulllis qu’sen capet.
  • A grand amasseux, grand réquerpisseux.
  • Ch’est la pêle qu’appelle l’ caôdron : ner tchu !

    No dit byn eun basse messe dans eun cathédrale.
    Mus vaôt caod’ fumae que freid vent.

    C’ qué no z’apprend ou ber
    No n’ l’oubliera qu’ou ver.

    Gros vent, pé d’abri
    Poûr houmme, pé d’amyn.

    Si taôpe vyiait,
    Si môuron entendait,
    Houmme sû terre né vivrait !

    Enneyi Frévi,
    D’man Chandlyi,
    Apreis d’man Bliaisi

    Cherne dé heune
    Nabat ni mât ni heune,
    Cherne dé solei
    Les abat quand i s’rait d’ fé.

    Vent d’ norouêt ravala
    Pir qué tchyn affola.

    Chaoud vaôt payn
    Chaoud d’ navet
    Réjouit l’ chervet.

    L’ jeudi absolu
    L’ quèrême est sû l’ tchu.

    Couesnon fit une Grand’folie, mettant le Mont en Normandie
    Le Couesnon dans sa folie a mis le Mont en Normandie.

    Si bonne n’était Normandie,
    Saint-Michel n’y serait Mie.

    A la Saint-Michel regarde le ciel
    Si l’Ange se baigne l’aile
    Pluie jusqu’à la Noël.

    Qui a fait Normand,
    A fait Gourmand.

    Un Normand ne dit jamais ni oui ni non, ni ver ni nenin.

    Bllaunche mé et neir Jérri, y a d’ l’iâo à pllens pannyis.
    Mer blanche, Jersey noire, pluie plein le panier.

    Breune dans la vallée, fais ta jouornée,
    breune sur les monts, reste à la maison.

    Dimfront, ville d’mâlheu !
    Arrivé à médi, pindu à eune heu !
    S’ment pas l’timps d’dîneu !

  • Neige épaisse et longtemps, nourrit trèfle et fruits de l’an.
  • Fieur de feuvrieu, n’va pas au pommieu.
  • Neige à Sainte Isabelle fait fleurs belles.

    Gelée blanche au croissant :
    Beau temps ;
    Gelée blanche au décours :
    Pluie sous trois jours.

  • Février trop doux, printemps en courroux.
  • Si la Chandleu est claire, l’hiver est derrière.
  • A la Saint Martine, l’hiver s’arreute ou se mutine.
  • Quand il tonne en mars, la pomme vaut un hart.
  • A Pâques, tout haut ou tout bas,Y’a des p’tits mêles dans les hâs.

    A la Saint-Georges,
    Sème ton orge ;
    A la Saint-Mar,
    Il est trop tard.

    A la Saint Vincent,
    Tout gèle et tout fend.

    A la Chandeleur, les grandes douleurs ;
    Les jours rallongent d’une heure.

    Rougie du Sei
    Met la mare à sé ;
    Rougie du matin
    Met la mare au chemin.

    Quand le soleil est rouge au matin et que ça noircit,
    c’est de l’eau sous trois jours.

    Bourgeon n’est pas fleur,
    Fleur n’est pas pomme,
    Pomme n’est pas beire.

    Qui vé une pomme à la Saint Jean en vé cent.
    Saint Jean les d’cend,
    Saint Pierre les r’monte.

    Arc en ciel du matin
    Meut l’iau en ch’min ;
    Arc en ciel du ser
    Euspoère.

  • Juillet sans orage, famine au village.
  • Le vent d’amont se couche avec les moutons.
  • Notre-Dame de la mi-août arrange le temps ou défait tout.
  • Gros vent, point d’abri ... Pauvre homme, point d’ami.
  • A la Sainte-Croix, cueille tes pommes et gaule tes noix.
  • Décembre de froid trop chiche ne fait pas riche le paysan.
  • Quand il tonne à Noué, l’hiver avorte à mitan.

    Autant d’heures de soleil à la Toussaint,
    Autant de semaines à souffler dans tes mains.

    A Noué,
    Les jours croissent du saut d’un bibet ;
    A la Saint Luce,
    Du saut d’une puce ;
    Aux Rois,
    Du saut d’une oie ;
    A la Saint Antoine,
    Du repos d’un moine ;
    A la Chandeleu,
    Du saut d’un boeu.

    Nou vla à la fin du mei et coume les viaers disaie, Au mei d’ou, l’hivaer se noe.

    Si taupe voyait,
    Si mouron entendait,
    Homme ne vivrait.

    Quand tu verras le blanc Moutier,
    Prends garde au rochier.

    Cent ans pour grandir,
    Cent ans pour fleurir,
    Cent ans pour vieillir,
    Cent ans pour mourir.

    De quelque côté que le vent vente,
    L’Abbaye de Fécamp a rente.

    Quand on voit les îles, c’est qu’il va pleuvoir.
    Quand on ne les voit plus, c’est qu’il pleut déjà.

    En Bretagne il pleut tout l’temps,
    En Normandie, de temps en temps.

  • Grand diseu, p’ti faiseu.
  • La Normandie fait le Normand.

    La Vierge du 15 Août
    Arrange tout ou défait tout.

    Le normand, c’est le plus beau sourire de la nature tempérée.

    Le Normand est toujours en deçà de la vérité ;
    Et le Gascon, toujours au delà.

    Le Normand vous attrape quand il peut,
    Et le Provençal, quand il veut.

    Quiconque se marie en Août
    Souvent n’amasse rien du tout.

    Un instant : baise ta mie.
    Une heure : dîne céans.
    Un jour : saôle-tei.
    Une semaine : marie-tei.
    Un mois : tue un cochon.
    Une année : trouve un trésor.
    Toute la vie : fais-tei cuai.