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The Shores of Normandy. Les rivages de Normandie


Auteur : Jim Radford

Mots clé :

DDay

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Arromanches

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Débarquement de Normandie

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Jim Radford sous les drapeaux - Photo domaine public Jim Radford - Festival Of Remembrance 2014

A 90 ans, Jim Radford, plus jeune vétéran connu du D-Day débarque … dans la musique. The Shores of Normandy (Les rivages de Normandie) : une ballade écrite en 1969 où il se remémore et raconte ses souvenirs du 6 juin 1944, son premier voyage en mer à bord d’un remorqueur convoyant des éléments du port artificiel Mulberry vers les côtes normandes, où il parle d’hommes qui ont « pris d’assaut les portes de l’enfer » ...

The Shores of Normandy (Song lyrics)

In the cold grey light of the sixth of June, in the year of forty-four,
The Empire Larch sailed out from Poole to join with thousands more.
The largest fleet the world had seen, we sailed in close array,
And we set our course for Normandy at the dawning of the day.

There was not one man in all our crew but knew what lay in store,
For we had waited for that day through five long years of war.
We knew that many would not return, yet all our hearts were true,
For we were bound for Normandy, where we had a job to do.

Now the Empire Larch was a deep-sea tug with a crew of thirty-three,
And I was just the galley-boy on my first trip to sea.
I little thought when I left home of the dreadful sights I’d see,
But I came to manhood on the day that I first saw Normandy.

At the Beach of Gold off Arromanches, ’neath the rockets’ deadly glare,
We towed our blockships into place and we built a harbour there.
’Mid shot and shell we built it well, as history does agree,
While brave men died in the swirling tide on the shores of Normandy.

Like the Rodney and the Nelson, there were ships of great renown,
But rescue tugs all did their share as many a ship went down.
We ran our pontoons to the shore within the Mulberry’s lee,
And we made safe berth for the tanks and guns that would set all Europe free.

For every hero’s name that’s known, a thousand died as well.
On stakes and wire their bodies hung, rocked in the ocean swell ;
And many a mother wept that day for the sons they loved so well,
Men who cracked a joke and cadged a smoke as they stormed the gates of hell.

As the years pass by, I can still recall the men I saw that day
Who died upon that blood-soaked sand where now sweet children play ;
And those of you who were unborn, who’ve lived in liberty,
Remember those who made it so on the shores of Normandy.

Photo du remorqueur Empire Larch, rebaptisé Masterman au lendemain de la Seconde Guerre mondiale

Les rivages de Normandie (traduction)

Dans la froide lumière grise du 6 juin de l’année quarante-quatre,
L’Empire Larch quitta Poole pour rejoindre des milliers d’autres navires.
La plus grande flotte que le monde ait vue, nous avons navigué en convoi,
Et mis le cap sur la Normandie aux premières lueurs de l’aube.

Il n’y avait pas un seul homme dans notre équipage qui savait ce que nous réservait,
Ce jour que nous avions attendu pendant cinq longues années de guerre.
Nous savions que beaucoup ne reviendraient pas et pourtant nous étions prêts,
Car nous devions nous rendre en Normandie, où nous avions une tâche à accomplir.

L’Empire Larch était un remorqueur de haute mer servi par un équipage de trente-trois hommes.
Je n’étais juste que le galérien de mon premier voyage en mer.
J’ai pensé aux terribles images que j’ai vues depuis que j’ai quitté la maison,
Mais je suis arrivé à l’âge adulte le jour où j’ai vu la Normandie pour la première fois.

Sur la plage de Gold, au large d’Arromanches, sous le tir de roquettes terriblement meurtrières,
Nous avons remorqué nos blockships à l’emplacement prévu et construit un port à cet endroit.
Nous l’avons construit sous les tirs et les éclats d’obus, comme le dit l’histoire,
Alors que des hommes courageux mouraient dans la marée tourbillonnante sur les côtes de Normandie.

Comme le Rodney et le Nelson, il y avait des navires de grand renom,
Mais tous les remorqueurs de sauvetage ont eu leur part, beaucoup de navires ont sombré.
Nous avons acheminé nos pontons vers le rivage, sous le vent du Mulberry,
Et construit un quai pour les chars et les canons qui libéreraient toute l’Europe.

Pour chaque nom de héros connu, un millier de personnes sont mortes.
Sur des piquets et des fils de fer, leurs corps pendaient, se balançaient dans la houle de l’océan ;
Et beaucoup de mères pleurèrent ce jour-là pour les fils qu’elles aimaient tant.
Des hommes qui ont fait une plaisanterie et fumé une cigarette en prenant d’assaut les portes de l’enfer.

Au fil des années, je me souviens encore des hommes que j’ai vus ce jour-là.
Qui sont morts sur ce sable gorgé de sang où jouent maintenant de doux enfants ;
Et ceux d’entre vous qui n’étaient pas encore nés, qui ont vécu dans la liberté,
Souvenez-vous de ceux qui l’ont fait sur les côtes de la Normandie.

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