Saint-Valéry-en-Caux


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Pays de Caux

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Saint-Valéry-en-Caux

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Saint-Valéry-en-Caux, le front de mer

Port de pêche et de plaisance de la Côte d’Albâtre, la station balnéaire de Saint-Valéry-en-Caux, nichée dans une valleuse des falaises du pays de Caux, dont il est fait mention dans un document datant du Haut Moyen Âge, doit son nom à un abbé, dénommé Walaric, fondateur de l’abbaye de Saint-Valéry-sur-Somme, venu évangéliser la région au cours du 6ème siècle.

Une légende dit que le saint homme, à qui l’on attribue la fondation d’ un prieuré à l’emplacement même de l’actuelle église de Saint-Valéry-en-Caux, aurait trouvé un excellent moyen de mettre un terme au culte aquatique des habitants du lieu qui, malgré ses prédications, persistaient à adorer les arbres, les sources et les ruisseaux. Il aurait, dit-on, enfoncé nombre de balles de laine dans la source de la rivière en la bouchant si bien qu’elle ne coula plus. Ce ruisseau, dont la légende raconte la disparition, est réapparu au cours du 15ème siècle pour disparaître à nouveau au siècle suivant. Au cours du 19ème siècle, on le retrouvera enfoui sous la vase et le galet, en creusant la Retenue.

Pendant la Guerre de Cent Ans, Saint-Valéry-en-Caux, domaine des moines de l’abbaye de Fécamp, fief des Seigneurs de Néville dont le château se dressait jadis sur la pente Sud de la colline dominant le vallon, tombe tour à tour aux mains des Français en 1432, du roi d’Angleterre en 1433 et 1437, puis de Charles le Téméraire, duc de Bourgogne, en 1472, avant d’échoir au roi Louis XI de France. — Quand éclatent les guerres de religion, les Valériquais, profondément catholiques, se rangent aux côtés de la Ligue. Après d’âpres combats, les Royalistes investissent la ville, obligeant ses habitants à payer une forte rançon et à prêter serment de fidélité au roi de France Henri IV. — Au début du 17ème siècle, Saint-Valéry-en-Caux n’est plus qu’un bourg ruiné et dépeuplé. Vers 1660, la ville et le port, envasé et obstrué par les galets, retrouvent un début de prospérité, suite à d’importants travaux entrepris par Colbert, sur ordre du roi Louis XIV. — Les guerres de la Révolution et du Premier Empire, mettent, une fois de plus, un frein au développement de Saint-Valéry, temporairement rebaptisé Port-le-Pelletier. Les Anglais bombardent la ville en 1804. — Sous le règne du roi Louis Philippe, la construction d’une écluse fermant le bassin à flot, relance l’activité portuaire. — Dans la seconde partie du 19ème siècle, Saint-Valéry-en-Caux vit au rythme des navires partant pour la pêche à la morue sur les bancs de Terre-Neuve , du maquereau et du hareng. Plusieurs parcs à huîtres sont créés dans le bassin de la Retenue. — Le 1er septembre 1930, Dieudonné Costes et Maurice Bellonte, auteurs du premier vol transatlantique Paris-New-York sans escale, passent à la verticale de Saint-Valéry-en-Caux, à bord de leur Breguet 19 TF Grand Raid baptisé « Point d’interrogation ». — Lors de la déroute de 1940, la 7ème Panzerdivision allemande de la Wehrmacht, commandée par le Général Erwin Rommel, franchit la Seine ; prenant à revers le 9ème Corps d’Armée français du Général Ilher, la 51th Highland Division du Général Fortune et le 4th Battalion Queens Own Cameron Highlanders. Fécamp assiégée par les troupes allemandes, le corps d’armée franco-écossais se replie sur Saint-Valéry-en-Caux dans l’espoir de rejoindre l’Angleterre. En vain, le 11 juin 1940, Le Général Rommel fait pilonner le centre ville et le port. Le lendemain, en fin de journée, malgré une résistance héroïque, c’est dans une cité réduite à l’état de ruines que le Général Ilher et ses hommes mettent bas les armes et se rendent ; abandonnant à l’ennemi un matériel impressionnant composé de plusieurs centaines de camions, d’une centaine de canons, de cinquante-huit blindés légers, de trois cent soixante-huit mitrailleuses et de plusieurs milliers de fusils. — Après cinq longues années de guerre et d’occupation, Saint-Valéry-en-Caux est libérée, le 11 septembre 1944, par les hommes de la Section D de la 152th Brigade rattachée à la 51st Highland Division écossaise du Major-General Tom Rennie, reformée au lendemain de la défaite de juin 1940.

Patrimoine & Musées de la Ville de Saint-Valéry-en-Caux


Casino.
Chapelle Notre-Dame-de-BonPort.
Chapelle Saint-Léger
Cloître des Pénitents.

Couvent des Pénitents.
Eglise Notre-Dame.
Eglise paroissiale.
51st Highland Division Memorial.

Maison Henri IV.
Monument Costes et Bellonte.
Phare de St Valéry-en-Caux.

Personnalités Valériquaises

Adrien Victor Auger.
Paul-Félix-Arsène Billard.
Fabien Canu.
René Cogny.
Jacques-François Ochard.
Jules Saint Saens .


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