L’Abbaye Saint-Georges de Boscherville


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abbaye Saint-Georges de Boscherville
L’abbaye Saint-Georges de Boscherville © Ariane Citron - fotolia.com

L’abbaye Saint-Georges de Boscherville, située sur le territoire de la commune de Saint-Martin de Boscherville, dans le département de la Seine-Maritime, a été édifiée aux XIIe et XIIe. siècle sur l’emplacement d’un ancien temple païen. Chef-d’œuvre de l’art roman Normand, elle a fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques en 1840.

L’ancienne abbaye de St.-Georges de Boscherville s’élève sur La pente occidentale d’une haute colline. Le couvent est presque totalement détruit ; mais l’église est restée saine et sauve, et eut l’honneur de devenir paroisse du lieu.
St.-Georges de Boscherville se rapproche, par ses dimensions majestueuses, sa tour centrale et sa grande façade ouest, des édifices Normands. Elle est simple comme l’église de l’abbaye de Jumièges ; mais les ornements y sont cependant moins rares.
Le portail est décoré d’une série de belles moulures, et l’art a voulu embellir d’images les chapiteaux de ses petits piliers, mais ses efforts n’ont pas été heureux.
A l’intérieur, l’œil ne découvre aucune espèce de décorations ; seulement les chapiteaux des colonnes ne se contentèrent pas des peintures qui ornent ceux de Jumièges ; ils voulurent se parer de feuillage et de quelques figures qui, pour le dire en passant, sont assez grossièrement sculptées. C’est vers le chœur de l’église que l’on trouve les chapiteaux les plus ornés.
Un ou deux groupes de figures sont enchâssés dans les murs, et ont l’apparence de médaillons.
Les arcades de la nef s’appuient sur des piliers auxquels sont venues s’accoler des demi-colonnes. Les transepts sont séparés de la nef au moyen de deux arcades qui reposent sur un pilier unique, pourvu d’une base et d’un chapiteau.
Le chœur a conservé sa voûte Normande originelle.
On remarque dans celle de la nef une certaine bigarrure qui semblerait indiquer qu’elle a remplacé, à une époque postérieure, un toit en bois qui formait la couverture primitive.
Les fenêtres sont grandes, à têtes rondes , et ornées de moulures ; elles sont flanquées, à l’extérieur, de deux petites tiges de retrait.
La corniche sous le toit consiste dans une moulure semi-circulaire unie.
Les pierres qui composent les murs sont de moyenne grandeur et ont la forme de carrés réguliers. Les jointures, si elles ne sont pas belles, sont du moins singulièrement larges.
Le chapitre est, avec l’église, tout ce qui reste de l’abbaye.
C’est une belle salle oblongue, qui révèle par un mélange de formes circulaires et de formes en pointe, le Style de transition.

Ce qui rend surtout l’abbaye St.-Georges de Boscherville intéressante, c’est la certitude de sa date. On sait en effet qu’elle fut fondée par Raoul de Tancarville , chambellan de Guillaume-le-Conquérant.
La consécration de l’église eut lieu en présence de Raoul de Tancarville, de son épouse et de ses deux fils, Raoul et Rabel.
En 1144, William, cinquième fils du fondateur, après avoir expulsé de l’abbaye de St.-Georges de Boscherville, les chanoines séculiers qui l’habitaient, la donna pour résidence à des moines de l’ordre de St.-Bénoit. Ses travaux paraissent n’avoir eu pour objet que les bâtiments du monastère. Dans l’autorisation écrite que lui donna le roi Henri Ier, de couper du bois dans la forêt voisine, on trouve ces mots : "Omne lignum ad opus constructionis istius ABBATIAE neccessarium". Il n’est cependant pas impossible qu’il se soit, dans le même temps, occupé un peu de l’église. Le grand portail ouest est tellement plus orné qu’on ne le faisait d’ordinaire à l’époque du règne du Conquérant, qu’on croirait volontiers qu’il fut plutôt l’ouvrage du fils que celui du père.
La construction du chapitre est due à l’abbé Victor, qui fut élevé à la dignité d’abbé en 1157, et qui mourut en 1211. On croit que c’est vers le même temps qu’il fonda un cloître qu’un de ses successeurs démolit dans le XVIe. siècle, pour le reconstruire selon la mode du jour.


Voyage Archéologique fait en Normandie en 1831
M. Gally Knight, Membre du Parlement Britannique
Ouvrage publié à Londres en 1836.



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