Normandie Héritage

Vrekk . Une embarcation dans la tradition scandinave


Auteur : Normandie Héritage

Mots clé :

Cherbourg

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Dreknor

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Période Viking

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Carentan, le 7 août 2010 : Baptême du Vrekk © Jean-Claude Girard Le Vrekk  à couple avec le Dreknor © JCG Le Vrekk aux avirons dans le port de Carentan  © JCG Le Vrekk sous voile © JCG

Embarcation non pontée, non lestée, à faible tirant d’eau , assemblée à clin, aux lignes élancées et harmonieuses, de 6,50m de longueur et d’un poids d’environ 120 kg, mue par quatre avirons, gréée d’un mât et d’ une voile carrée unique d’une superficie de 8m2, le Vrekk , construit par des membres de l’Association Dreknor, a été mis à l’eau le samedi 7 août 2010 dans le port de Carentan (Manche). Réplique fidèle de ces barques en bois, faisant référence à la Norvège , dont la conception est restée pratiquement inchangée depuis la période Viking, le Vrekk s’inscrit dans la lignée des faerings traditionnels des peuples Norses et des quelques unités qui naviguaient encore en Seine , au début du siècle dernier.

Descendants des pirogues scandinaves , jadis dépourvues de voile et de quille, d’une longueur comprise, le plus souvent, entre 14 pieds (4,26m) et 17 pieds (5,18m), les faerings, armés de deux paires d’avirons ou plus, ont fait l’objet de nombreuses variantes donnant naissance au "trerøring" ou "seksring" doté de trois paires d’avirons, au "firkeiping" et au "femkeiping" respectivement équipés de quatre et cinq paires d’avirons. Rapides, furtifs, légers, de ce fait facilement transportables, les faerings, reconvertis dans un passé récent dans la pêche côtière, manœuvrables sans homme de barre par un ou deux rameurs selon la technique des doubles avirons, servaient autrefois d’annexes à des navires de haute mer, de mode de transport de passagers et de marchandises, et de bateaux de reconnaissance.

Calqués sur une même architecture, leur coque, dotée de bancs de nage rudimentaires, était constituée de nervures incurvées reposant sur la quille ; épine dorsale sur laquelle venaient reposer les bordés, constitués de planches de pin, de sapin ou de chêne d’un seul tenant dédoublés et taillés à la hache, assemblés à clin, fixés à l‘aide de clous forgés à la main, courant de la poupe à la proue. Montés sur le plat-bord, des crochets en bois, à contrecarre lâche ou fixe, soutenaient et facilitaient la manœuvre des avirons. Les faerings pourvus d’un gréement , étaient quant à eux équipés d’un gouvernail de direction permettant de diriger l’embarcation sous voile par simple poussée ou traction.

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