Christian Dior


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Christian Dior

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L’itinéraire d’un jeune homme pas pressé
"A tous ceux qui se réveillent tard dans la vie." Souvent citations de convenance, les exergues en disent rarement long sur le ton d’un livre. Marie-France Pochna, chroniqueuse à Radio Classique et ex-avocate, fait exception, et annonce la couleur sans gaspiller une ligne. Dès la première page de cette biographie de Christian Dior, elle fait un pied de nez à tous ceux qui jugent une success story à sa précocité. N’en déplaise aux young urban professional, Monsieur Christian ne fut qu’un dilettante jusqu’à l’âge de 40 ans ou presque. Ce qui ne l’empêchera pas de devenir un vrai génie des affaires.
Son nom ne l’avait pourtant pas aidé. Longtemps il fut associé à la puanteur des engrais... Dior, qui asphyxiait Granville les jours de plein vent. Par chance, la fortune de l’affaire paternelle ne survécut pas au krach de 1929. Dix ans durant, le jeune Normand eut pour seule profession celle d’ami. Dandy malgré lui, ce timide rêveur fréquenta davantage le joyeux commerce de Jean Cocteau, de Max Jacob ou de Maurice Sachs que les bancs de Sciences Po. Sa mère rêvait d’en faire un ambassadeur de France. Il sera roi d’un monde nouveau : celui du new-look et de ses jupes insolemment longues en pleine période de pénurie. Audace suprême, cet étudiant attardé osera dicter ses exigences, un matin de juillet 1946, à Marcel Boussac, "l’homme le plus riche de France".

La maison de ses rêves ? "Petite, très fermée, avec des ateliers peu nombreux : on y travaillerait selon les traditions de la meilleure couture à l’intention d’une clientèle de femmes vraiment élégantes", annonce le futur grand couturier. Le roi du coton, qui cherchait un jeune modéliste pour relancer une enseigne un peu poussiéreuse, " Philippe et Gaston ", ne verra nulle excentricité dans de telles propositions. Et donnera son feu vert en moins de quarante-huit heures.

Marie-France Pochna raconte comment Dior, "paniqué par sa propre audace", fut à la hauteur de son pari. Cette maison française portée par une griffe fera travailler "mille sept cents personnes - huit sociétés qui font rayonner la marque sur cinq continents". Jusqu’à rendre son nom immortel. De mémoire de couturier, cela ne s’était encore jamais vu. - Béatrice Peyrani (L’Expansion).

Quatrième de couverture

"Monsieur Dior est l’homme qui peut baisser 40 millions d’ourlets en baissant son crayon." Cette phrase tirée du New York Times rend compte de l’influence de Christian Dior qui fut l’un des couturiers les plus marquants de notre siècle. Le 12 février 1947 il entre dans la grande histoire de la mode en imposant le New-Look, une nouvelle silhouette follement féminine qui contribua à ressusciter l’art de vivre de l’après-guerre. Premier couturier à fonder l’industrie du luxe, il fait de sa maison un nom qui reste le symbole du goût et de l’élégance propre à la culture française.


Auteur : Marie-France Pochna
Editions Assouline
Relié
79 pages
ISBN : 978-2908228540



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