Normandie Héritage

La grande consoude. 


Auteur : Normandie Héritage

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Plant de grande consoude (Symphitum officinale) © Jean-Claude Girard Consoude officinale, boutons floraux © JCG Consoude officinale, boutons floraux © JCG Consoude officinale, boutons floraux © JCG

Herbacée vivace de la famille des Boraginacées, la Grande Consoude , ou Consoude officinale (Symphitum officinale. L.), appelée aussi oreille d’âne, affectionne tout particulièrement les terrains humides, frais, et riches en humus. Cultivée depuis des temps immémoriaux, pour ses propriétés médicinales, cette plante robuste, dont on consommait jadis les feuilles en salade ou cuites à la façon des épinards, peut aussi être utilisée, à loisir, au potager, comme fertilisant naturel ou activateur de compost, de la même manière que le purin d’orties.

C’est le plus souvent aux abords immédiat des fossés, des ruisseaux, des rivières, et en bordure de prairies que se développe la Grande Consoude. Dès le début du printemps, elle déploie ses feuilles élancées, formant d’épaisses touffes de verdure d’où émergent d’imposantes tiges quadrangulaires, hérissées de poils. Du milieu du printemps jusqu’au coeur de l’été, ses boutons floraux, en forme de grappes enroulées en spirale, se déploient progressivement, dévoilant peu à peu des fleurs à corolle tubuleuse, riches en nectar, de couleur blanche, rose ou violette selon l’espèce et le stade d’évolution du bouton floral. L’automne venu, les fleurs de Consoude étant difficilement fécondables, sa reproduction, faute de semis suffisant, s’effectue généralement par division des racines et des surgeons.

Utilisée depuis plus de 2000 ans en médecine traditionnelle, la Grande Consoude, aux racines riches en tannin, en huile essentielle, en hydrates de carbone, en acide rosmarinique et en allantoïne , administrée par voie interne, en sirop en infusion, ou sous forme de cataplasme, servait naguère à traiter les inflammations pulmonaires et digestives. Des études récentes ayant démontré la présence de pyrrolizidines, toxiques pour le foie, l’utilisation de la Grande Consoude se limite, de nos jours, à tirer profit de ses propriétés antihémorragiques, calmantes et cicatrisantes, au travers d’onguents et de pommades destinés notamment à soigner les ecchymoses, les entorses ainsi que les douleurs articulaires et musculaires.

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