Normandie Héritage

Le Château de Crosville-sur-Douve. 


Auteur : Normandie Héritage

Mots clé :

Cotentin

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Crosville-sur-Douve

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Jardins

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Marais

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Le château de Crosville-sur-Douve côté jardins © chateau-crosville.fr La Porterie du château de Crosville-sur-Douve © JCG La tour donjon et la façade du logis du château de Crosville-sur-Douve © JCG Partie basse de la tour d'escalier du château de Crosville-sur-Douve © JCG Toitures à l'impériale du château de Crosville-sur-Douve © JCG Plafond du 17ème siècle- Salle d'apparat du château de Crosville-sur-Douve © JCG Hercule aidant Atlas à porter le monde - Salle d'apparat du château de Crosville-sur-Douve © JCG La Charpente des communs : la Salle aux Gunéras du château de Crosville-sur-Douve © JCG Pavillon d'honneur du château de Crosville-sur-Douve © JCG Le château de Crosville-sur-Douve côté jardins © JCG Le château de Crosville-sur-Douve côté jardins © JCG Le château de Crosville-sur-Douve côté jardins © JCG

Situé au Nord-Ouest de la presqu’île du Cotentin, à proximité de Saint-Sauveur-le-Vicomte, le château de Crosville-sur-Douve, classé monument historique en 1972 , a su conserver, malgré les outrages du temps, le charme et l’authenticité d’une demeure seigneuriale Cotentinoise des 15ème et 17ème siècles.

Possession de Raoul Boudet , chevalier et seigneur de Crosville, compagnon de Guillaume de Normandie lors de la conquête de l’Angleterre en 1066, la terre de Crosville échoit à son fils Raoul 1er, au lendemain de sa disparition en 1087. Aux côtés de Robert II de Normandie dit « Courteheuse », ce dernier participe à la prise de Jérusalem en 1092 et signe la charte fondatrice des Chanoines de Néhou, en 1152, en présence du duc-roi Henri 1er Beauclerc, en qualité de baron de Normandie.

En 1403, Jean Boudet de Crosville , écuyer et seigneur de Crosville, fait édifier une puissante forteresse sur les terres familiales situées en bordure des marais du Cotentin. A la fin du règne du roi Henri IV, le château subit d’importants travaux marqués par la construction de la porterie et d’un logis, jouxtant le “donjon” , dont quelques vestiges sont encore visibles de nos jours.

Au 17ème siècle, Jean V de Crosville, chambellan du Grand Condé, suivi par son fils Jean VIème du nom, entreprend la construction d’un imposant corps d’habitation, de style classique, dit “logis neuf”, composé de deux parties symétriques, encadrant un pavillon doté d’un escalier extérieur donnant sur un jardin clos, occupé par un potager, un fruitier et un espace herbagé ; le tout bordé par deux pavillons couverts de toitures à l’impériale semblables à celle coiffant la partie centrale du logis.

A l’intérieur, un escalier monumental à double volée, donnant accès aux différents niveaux du logis, dessert une enfilade de salons et de pièces de réception, aux sols pavés, éclairés par de grandes fenêtres à meneaux . Au premier étage, une imposante cheminée, entourée de colonnettes corinthiennes, autrefois surmontée des armes des Crosville , trône adossée au mur d’une salle d’apparat, aux plafonds "à la française" couverts de motifs floraux, décorée de scènes mythiques, inspirées des Métamorphoses d’Ovide , peintes en 1689 par un artiste italien anonyme.

Témoin de l’évolution des styles, des goûts et des modes de vie d’une famille d’ancienne noblesse de Normandie, le château de Crosville, délaissé par ses propriétaires en 1742, s’enfonce alors dans une profonde léthargie. Faute d’entretien, le logis et les dépendances, convertis pour partie en logement, en greniers à foin, en réserves et en poulailler, se dégradent peu à peu, au point de menacer ruine, jusqu’à un certain jour de 1980 où , dans le bus de ramassage scolaire qui la ramène du collège , Michèle Lefol, âgée de 14 ans, apprend que le château où elle est née, où elle a vécu, est à vendre ...

« Nous sommes de l’étoffe dont sont faits les rêves » (William Shakespeare) : les années ont passé, la petite fille a bien grandi. Michèle a, aujourd’hui, réalisé son rêve d’enfant. Contre vents et marées, à force de persuasion, de ténacité et de courage, grâce à ses parents, à de généreux donateurs, à de nombreux prix et récompenses le château, a retrouvé son lustre d’antan. Ouvert au public depuis 1987, il accueille désormais, chaque année, de nombreuses manifestations, expositions, conférences, séminaires, déjeuners normands et repas de mariage, sans compter les incontournables Journées des Plantes Franco-Britanniques qui, au printemps et à l’automne, prennent leurs quartiers côté jardins.

Bienvenue au Château de Crosville-sur-Douves

Remarquablement restauré, le château de Crosville-sur-Douve qui domine la région des marais s’étendant entre Saint-Sauveur-le-Vicomte et Beuzeville-la-Bastille, incarne à la perfection l’architecture puissante et majestueuse de l’époque Louis XIII dans le Nord Cotentin, tant par la symétrie et la sobriété de ses lignes que par son ornementation. Le château et les jardins sont ouverts à la visite, de Pâques jusqu’à la Toussaint, de 14h00 à 18h00 (Groupe : toute l’année sur réservation).

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