Normandie Héritage

Le sable d’Omaha. 


Auteur : Gilles Marzin

Mots clé :

Colleville-sur-Mer

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D-Day ou Jour J

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Plages du Débarquement

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6 juin 1944 : Débarquement des garde-côtes américains sur le secteur d'Omaha Beach

I.

La nuit rôde,
Les visages de brume ruissèlent de peur,
Côte à côte,
Le Garand serré sur le cœur,
Et l’on se donne la main
Tous, enfants du rêve américain
Et quand le bateau s’ouvr’ sur l’aube légère,
Le sable a le goût de l’enfer, le goût de la prière.
Oh, dieu, tous ces bruits, tous ces cris tachés de sang,
C’est la mort qui choisit ses amis…
Ainsi va la vie dans l’eau rouge de Normandie.

Mais dites-moi, dites-moi.. Dog Charlie,
Aurais-je eu moins froid que lui dans l’eau rouge de Normandie ?

Refrain :

9386 grains de sable dans le creux de ma main tombent un par un
comme autant de croix blanches, comme autant d’hommes
qui blessent mon cœur d’une langueur monotone.

II.

La nuit salit
Les corps empilés des mourants qui supplient,
Oh, maman !
Qu’est ce qu’on a fait de mes 20 ans ?
Et le sable se souvient
Des enfants du rêve américain
Aux yeux déchirés, aux ventres ouverts
Seuls face à face avec la mer dans une ultime prière.
Oh, dieu, tous ces cris, ce vacarme taché de larmes,
C’est le prix de la paix à nos âmes,
Ces ainsi soit’il sous les falaises de Colleville.

Mais dites-moi, dites-moi, Easy green,
Aurais-je eu moins peur que lui sous les falaises de Colleville ?

Refrain :

9386 grains de sable dans le creux de ma main tombent un par un
comme autant de croix blanches, comme autant d’hommes
qui blessent mon cœur d’une langueur monotone.

9386 grains de sable dans le creux de ma main tombent un par un
et dessinent un « Well done, America »
sur le sable d’Omaha.