Normandie Héritage

Le haricot Saint-Esprit. 


Auteur : Normandie Héritage

Mots clé :

Jardins

|

Légumes anciens

|

Haricot Saint-Esprit © Jean-Claude Girard Haricot Saint-Esprit © Jean-Claude Girard Haricot Saint-Esprit © Jean-Claude Girard Haricot Saint-Esprit © Jean-Claude Girard Haricot Saint-Esprit en fleur © Jean-Claude Girard Haricot Saint-Esprit : fruits en développement © Jean-Claude Girard Semence de haricots Haricot Saint-Esprit © Jean-Claude Girard

Cultivé depuis plus de 7.000 ans sur le continent sud-américain , le haricot fait son apparition en Europe du nord au cours du 18e siècle. Au 19e siècle, le haricot , consommé pour ses graines, supplante les pois et les fèves dont il usurpe le nom. Désigné sous les vocables de pois, de pé ou de poué , le haricot colonise les potagers de Normandie. Parmi les variétés anciennes que compte notre patrimoine régional, le haricot Saint-Esprit, phaseolus vulgaris, ou « nombril de bonne sœur », jadis cultivé dans les départements de la Manche et de l’Orne et, dans une moindre mesure dans celui du Calvados, fait à sa manière figure d’exception.

Haricot nain à parchemin , le haricot Saint-Esprit, très souvent confondu à tort avec celui dit « du Saint Sacrement » , aux gousses de belle taille, fermes et rebondies, renfermant de grosses graines, de couleur blanc ivoire, portant chacune une marque couleur sang de boeuf au niveau de leur hile , comme beaucoup d’autres variétés de légumes anciens non inscrits au catalogue officiel des variétés commercialisées en France, tend à disparaître de nos potagers au cours des années cinquante. Ses semences interdites à la vente, à la limite de l’extinction malgré son rendement et ses qualités gustatives exceptionnels, le haricot Saint Esprit doit son salut à quelques rares passionnés qui diffusent ses semences, de la main à la main, à l’occasion de bourses d’échange mais aussi au remarquable travail de préservation et de promotion auprès du grand public réalisé, ces dernières années, par le jardin conservatoire de Saint-Pierre-sur-Dives et la ferme musée du Cotentin de Sainte-Mère-Eglise.

Préalablement mis à tremper dans un peu d’eau, le haricot Saint-Esprit, qui aime la lumière, la chaleur et l’eau, se sème vers la mi-mai, en ligne, par poquets de 3 à 4 graines espacés d’environ 50 centimètres. En quelques semaines, ses volumineuses touffes vertes se parent d’une multitude de petites fleurs de couleur blanc violette qui donneront naissance à de grandes gousses rebondies renfermant de 4 à 10 graines au léger goût de noisette. Récolté frais ou à maturité, le haricot Saint-Esprit écossé, se cuisine de mille et une façons : dans la soupe , en salade ou sous forme d’accompagnement , au beurre, à la crème, en gratin ou en purée. Les premières gousses fournissant les meilleures semences, les plus beaux plants seront mis sécher, à la manière des bouquets secs, suspendus dans un endroit bien ventilé et à l’abri de toute humidité, en prévision des semis de l’année suivante .

Logo officiel Normandie Héritage © normandie-heritage.com
Gestion de contenu spip(3.0.17)
Copyright © normandie-heritage.com
Tous droits de diffusion et de reproduction réservés.