Normandie Héritage

Utah Beach. 


Auteur : Normandie Héritage

Mots clé :

Cotentin

|

D-Day ou Jour J

|

Plages du Débarquement

|

Utah Beach

|

6 mai 1944 : Vol de reconnaissance au-dessus du secteur d'Utah Beach 6 juin 1944 : Barges de débarquement et Chars DD faces à Utah Beach 6 juin 1944 : Premières vagues d’assaut  américaines dans le secteur d'Utah Beach 6 juin 1944 : Débarquement des forces américaines sur la plage d’Utah Beach Arrivée des chars amphibies Drive Duplex  sur la plage de Ste-Marie-du-Mont 6 juin 1944 : La plage d'Utah sous le feu d'un canon de 88 6 juin 1944 : Franchissement du mur antichar 6 juin 1944 : Prisonniers allemands sur la plage d'Utah Beach 12 juillet 1944 : Le Brigadier Général  Théodore Roosevelt Jr.  à Ste-Mère-Eglise Personnels du 111th Naval Construction Battalion sur le « Causeway » d'Utha Beach 1er août 1944 : Le Général  Leclerc  sur le « Causeway »  principal d'Utah Beach La plage de Saint-Martin de Varreville  aujourd'hui © JCG Tobrouk - Plage de Saint-Martin de Varreville © JCG Bunker allemand  en bordure de la  Plage de Saint-Martin de Varreville  © JCG Vestiges du « Causeway » d'Utah  Beach - Saint-Martin de Varreville  © JCG Le Musée de la Madeleine  - Ste-Marie-du-Mont  © JCG Véhicule  Aligator - Musée de la Madeleine - Ste-Marie-du-Mont  © JCG LVCP Higgins : engin de débarquement pour véhicule et fantassins © JCG

Aux premières lueurs de l’aube du 6 juin 1944 à 6h30, à deux kilomètres à l’est de l’estuaire de la Douves, c’est par un temps maussade, sous un ciel chargé de nuages bas et une mer démontée que la première vague d’assaut de la Force U s’apprête à débarquer sur les côtes de Normandie.

Après une intense préparation d’artillerie, un bombardement des positions ennemies par les B26 Marauder de la 9e US Air Force, suivi d’un pilonnage des plages par des destroyers appuyés par dix sept péniches lance-fusées et seize péniches d’artillerie, deux escadrons composés de 32 chars amphibies , mis à l’eau à trois kilomètres du rivage, se ruent sur la plage de Utah Beach, située entre les Dunes-de-Varreville et La Madeleine, semant la panique au sein des garnisons allemandes et prenant à partie les derniers points de résistance.

Suivant de près les chars DD, les premiers éléments de la 4ème Division d’Infanterie américaine du général Barton , menés par le brigadier général Théodore Roosevelt . privés de leurs navires de contrôle et déportés par les courants à plus de 1500 mètres au sud de leur objectif initial, accostent à marée basse entre La Madeleine et la Grande-Dune. La quasi absence de riposte de la garnison allemande, la faible densité d’obstacles disséminés sur la plage et le soutien efficace des chars amphibies aidant, les 500 mètres séparant la première vague d’assaut des dunes surplombant la plage sont franchis au pas de charge sous des tirs de mitrailleuses sporadiques, entrecoupés de coups de feu imprécis et d’explosions d’obus.

Alors que les équipes de la 1ère Brigade du Génie américain , profitant de la marée descendante, s’emploient à démanteler les obstacles encombrant, à déminer la plage et à ouvrir une brèche d’une cinquantaine de mètres de large dans les défenses ennemies, troupes et matériels affluent, vagues après vagues, face à la sortie 2. Trente mille hommes et plus de trois mille cinq cent véhicules s’apprétant à débarquer sur Utah dans la journée du 6 juin , le Général Théodore Roosevelt, dans l’impossibilité d’utiliser les chaussées 3 et 4 situées plus au nord et sous le feu ennemi, décide de déboucher au plus vite par la sortie 2 avant que l’ennemi ne revienne de sa surprise .

En moins de deux heures les points d’appui ennemis , dont le W5 qui défend la plage, cèdent sous la pression alliée. Plusieurs brèches sont ouvertes dans le mur antichar. Dix heures du matin n’a pas encore sonné que six bataillons, empruntant les chaussées et les digues surplombant les marécages inondés, progressent à l’intérieur des terres à la rencontre des unités parachutistes de la 101ème Division aéroportée chargée, avec la 82ème Division, de contrôler les accès aux plages, d’établir un point de fixation entre Sainte-Mère-Église et Chef-du-Pont et de contrôler la route Nationale 13 menant à Cherbourg.