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Le paquebot Normandie, un rêve de géant

Normandie Héritage
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Le 28 août 1939 au matin, les passagers qui, après quatre jours de voyage, quittent le bord du paquebot Normandie pour mettre pied à terre sur le quai 88 de la French Line du port de New York, ignorent qu’ils viennent de vivre la dernière traversée du plus beau fleuron de la Compagnie Générale Transatlantique.

Le paquebot Normandie

L’histoire de ce navire de légende, cher au coeur des Havrais et des Cherbourgeois, commence au tout début de l’année 1928 dans un contexte politique et économique plutôt morose. Cette année là, sous l’impulsion de son président John Dal Piaz, la Compagnie Générale Transatlantique dont les bénéfices sont florissants, décide de lancer le projet de construction du plus gros, du plus flamboyant et du plus rapide des transatlantiques jamais construits jusqu’alors. Mais, c’est sans compter sur la crise économique de 1929 qui entraîne une réduction de moitié du trafic transatlantique. La CGT, au bord de la faillite, est contrainte de faire appel à l’aide de l’état. Dès lors la construction et la réussite commerciale de Normandie deviennent un enjeu national. Un temps brocardé, décrié, surnommé "la dette flottante" vu son prix avoisinant les 863 millions de francs de l’époque ou de "plus grand bateau monté aux contribuables français", Normandie, qui contre toute attente, connaît un succès sans précédent, fait rapidement taire ses détracteurs.

Malgré la crise économique qui sévit, la commande du paquebot Normandie est officiellement passée le 20 octobre 1930 aux chantiers Penhoët de Saint-Nazaire. A peine sorti des bureaux d’études, et malgré quelques avatars, ce paquebot, baptisé T6, pour lequel il faut entreprendre la construction d’équipements spécifiques tant dans le port du Havre que celui de New York mais aussi un immense bassin de carénage , aux dimensions d’une cathédrale, indispensable à sa construction, impressionne à la fois par sa taille, son tonnage et les multiples innovations technologiques qui feront du futur Normandie un navire d’exception.

Surmontée de trois cheminées de forme aérodynamique , dessinées par l’artiste Marin-Marie, la coque de Normandie d’une longueur de 313,75 m de long - soit 10 mètres de plus que la Tour Eiffel - élancée, profilée et racée, se termine en encorbellement sur l’arrière. A l’avant, l’étrave équipée d’un bulbe née de l’imagination d’un jeune ingénieur russe, employé aux usines automobiles Renault, du nom de Vladimir Yourkevitch constitue, pour l’époque, une révolution technologique qui contribuera à faire de Normandie le liner le plus rapide du monde jusqu’à la mise en service du Queen Elisabeth. Tout aussi impressionnant, invisible, aux tréfonds de la coque, dans la salle des machines, bat le cœur d’un monstre. Vingt neuf chaudières alimentées au mazout, fournissant une vapeur sous haute pression à des turbines turbo-électriques d’une puissance de 160.000 chevaux, équivalent à une centrale de 150.000 kW capable d’alimenter une ville comme le Havre, assurent la propulsion du navire et la fourniture d’énergie à bord.

La première tôle de quille est officiellement posée le 26 janvier 1931 aux chantiers de Saint Nazaire. Le 29 octobre 1932, tout est prêt pour accueillir M. Albert Lebrun, Président de la République, et son épouse, marraine du navire. Au son de la Marseillaise, l’imposante masse d’acier glisse lentement sur la rampe de lancement pour rejoindre son élément, provoquant à son contact une énorme vague éclaboussant, au passage, quelques spectateurs. Deux ans et demi seront encore nécessaires pour donner vie à Normandie avant que ce dernier rejoigne enfin son port d’attache ; une période consacrée à l’installation des moteurs, des cheminées, à la mis en place de nombreux équipements, aux aménagements intérieurs, à la décoration, et aux essais en mer.

Normandie, Un navire de légende

Le 11 mai 1935, Normandie arrive au Havre où il est accueilli par les acclamations des Havrais massés le long des quais. Le 29 mai 1935, à 18 heures, Normandie appareille pour son premier voyage à destination de New York. Tandis que les chaudières donnent à plein régime et que, sur la passerelle, le commandant donne ses ordres, les remorqueurs tractent l’imposante masse de 79.000 tonnes dans le chenal menant vers la mer. Arrivés devant Sainte-Adresse, le pilote quitte le bord, les remorqueurs rentrent au port. Les moteurs poussés à pleine puissance, Normandie voit pour la première fois s’ouvrir devant lui l’océan. Propulsé à une vitesse moyenne de plus de 29 nœuds, Normandie décroche le Ruban bleu dans les deux sens au cours de ce voyage inaugural, en quatre jours deux heures et douze minutes ; un record que Normandie et son rival, le Queen Mary, ne cesseront de se disputer jusqu’en 1938.

Normandie n’est pas un navire ordinaire. Vitrine technologique, vitrine d’un art décoratif français à son apogée, Normandie est aussi un gigantesque hôtel flottant pouvant accueillir 458 passagers en 3ème classe, 665 en classe tourisme et 878 privilégiés en 1ère classe. Son luxe inouï, ses équipements , la qualité de service irréprochable et l’attention apportée à chaque détail tant au niveau technique qu’au niveau confort et décoration font de Normandie le navire de tous les superlatifs. C’est ainsi que les plus grands artistes français des années 1930, des maisons et des ateliers de renom, dont Daum, Christofle et Ercuis, les ferronneries de Raymond Subes, les laques de Jean Dunand, les manufactures d’Aubusson, participent à l’aménagement de Normandie ; un univers raffiné constitué de métaux précieux, d’acier, d’aluminium, de cristal, de staff, de céramique, de verre gravé, de marbres, de mosaïques fines et de bois exotiques.

Pour Normandie, René Lalique imagine et réalise les douze piliers en cristal, les trente huit colonnes lumineuses et les deux chandeliers monumentaux qui éclairent l’immense et luxueuse salle à manger des premières classes, dessinée et décorée par Pierre Patout et Henri Pacon. Jean Dupas, quant à lui, signe les grands panneaux de laques qui ornent les murs du fumoir tandis que Maurice Daurat façonne les huit vases en étain martelé et palissandre du Grand Salon. Les cabines, toutes différentes les unes des autres, conçues, elles aussi, dans le même soucis de détail et de luxe, évoquent, directement ou indirectement, au travers de leur décoration, les paysages et les ambiances de la Normandie dont ce géant des mers est, sans l’ombre d’un doute, un des plus prestigieux ambassadeurs de tous les temps.

Navire mythique, entré très tôt dans la légende, Normandie séduit une clientèle richissime , tant européenne qu’américaine, attirée par un certain art de vivre à la française - dont sa cuisine digne des plus grandes tables - et prête à payer, à prix d’or, des séjours de rêve à bord d’un navire de luxe, aux intérieurs dignes d’un palace. En janvier 1938, à la liaison entre New York et Rio de Janeiro vient s’ajouter au traditionnel Le Havre/New York. Cette croisière est un succès. Aussi est-elle reconduite l’année suivante, en 1939 ; une année qui marque un tournant décisif dans la fabuleuse histoire du Normandie.

La fin d’un Géant, le début d’une légende

Le 28 août 1939, alors que la guerre se prépare à ravager une nouvelle fois le continent européen, Normandie termine sa 139ème traversée régulière entre Le Havre et New York . Son retour vers l’Europe, prévu le 30 mai 1939, est annulé le matin même de son départ. La guerre étant déclarée, la CGT fait désarmer Normandie et rapatrie l’ensemble du personnel, le 6 septembre 1939, ne laissant sur place qu’un équipage réduit chargé de sa surveillance.

Le 12 décembre 1941, au lendemain de l’attaque de Pearl Harbor et après l’entrée en guerre des Etats-Unis contre les forces de l’Axe, son effectif réduit, ses cheminées recouvertes de protections, Normandie est saisi par l’US Maritime Commission puis confié à l’US Navy. Dans l’attente de sa reconversion en transport de troupes, Normandie, qui a conservé ses couleurs originelles, côtoie les Queen Mary et Queen Elisabeth peintes en gris, elles aussi réquisitionnées pour participer à l’effort de guerre.

Le 9 février 1942, à bord de Normandie, battant pavillon américain et rebaptisé Lafayette, un ouvrier, occupé à découper au chalumeau les supports métalliques des lampadaires du Grand Salon des Premières classes, met accidentellement le feu à des gilets de sauvetage entreposés à proximité. Incapables de maîtriser l’incendie, craignant de le voir se propager à l’ensemble des installations portuaires, les pompiers et les bateaux-pompes du port de New York déversent des trombes d’eau sur les superstructures du navire. Déséquilibré, Normandie chavire au cours de la nuit suivante. L’épave redressée quelques mois plus tard est remorquée en octobre 1943 vers un chantier de Brooklyn. Sa reconstruction jugée trop onéreuse, Normandie, est condamné à la démolition puis vendu à un ferrailleur de Newark en octobre 1946.



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