Le Tumulus de la Hogue


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Fontenay-le-Marmion

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Tumulus de la Hogue
Le Tumulus de la Hogue - Fontenay-le-Marmion © photo-paramoteur.com

Le Tumulus de la Hogue, situé au cœur de la plaine de Caen sur le territoire de la commune de Fontenay-le-Marmion, datant de de la période du néolithique moyen, originellement composé de douze chambres funéraires reliées entre elles par des couloirs en pierre sèche, a été découvert, par hasard, en 1829, au lieu-dit l’ancien cimetière romain, par des ouvriers chargés alors de la remise en état des chemins communaux. Entre 1834 et 1835, plusieurs chambres funéraires ainsi que la moitié Nord de la chambre avec dolmen disparaissent à jamais, suite à l’extraction d’imposantes quantités de matériaux destinés à réencaisser la route menant de May-sur-Orne à Fontenay. En 1840, M. Le Hardelay, le propriétaire du château de Fontenay, révolté par ces saccages successifs, achète le Tumulus avec ses propres deniers afin de le sauver de la destruction.

Classé aux monuments historiques le 26 septembre 1975, le Tumulus de la Hogue, objet de multiples campagnes de fouilles et de travaux de restaurations entrepris depuis 1904 jusqu’à nos jours, outre le fait d’établir un relevé précis de l’édifice, auront notamment permis de mettre au jour des poteries, des ossements humains et une dalle de calcaire reposant sur deux piliers verticaux, sans pour autant livrer tous les secrets de ce site exceptionnel, constitué de pierres calcaires et de terre, de 41 mètres de long sur 31 mètres de large, dont Arcisse de Caumont nous livre ci-après une description détaillée, réalisée dans les mois suivant sa découverte.

Le grand tumulus de Fontenay-le-Marmion, dont il reste encore des débris assez considérables, était un des plus curieux que je puisse signaler. Il était formé de pierres sèches tassées les unes sur les autres. En 1830, son diamètre, vers la base était d’environ cent cinquante pieds, mais il avait dû être plus considérable, car on avait pris tout autour beaucoup de pierres pour la réparation des chemins de la commune. Il paraît aussi, d’après le témoignage des hommes les plus âgés du pays, qu’autrefois ce monument avait été garni de blocs de grés qui avaient été successivement transportés ailleurs et employés à faire des bornes.

Quoi qu’il en soit, les fouilles ont fait savoir que cette éminence, dont la hauteur n’était plus que de vingt pieds, renfermait plusieurs caveaux ou loges sépulcrales grossièrement arrondies, dont les murs construits en pierres plates et brutes superposées, sans aucune espèce de ciment, s’élevaient en se rétrécissant.
Toutes ont été trouvées encombrées de pierres plates, semblables à celles des murs, et qui vraisemblablement provenaient de la rupture du faîte. Après l’enlèvement de ces décombres, on a constamment découvert, à une profondeur de dix à douze pieds, une couche d’argile épaisse de vingt- cinq à trente pouces, dans laquelle reposaient des ossements humains . [...] Dix caveaux ont été ouverts, ils étaient tous à peu près semblables et de dimensions peu différentes. Chaque tombe était munie d’une allée couverte ou galerie souterraine tournée vers la circonférence du tumulus ; ces corridors étaient construits très-simplement : deux murs parallèles en pierres sèches supportaient de grandes dalles en grès assez mal ajustées, dont quelques unes avaient six à sept pieds de longueur, sur une largeur de trois à quatre pieds et une épaisseur de vingt-cinq à trente pouces.

Les seuls objets d’art que l’on ait rencontrés sont une petite hache en pierre verte, et deux vases en terre noire, d’une forme singulière, qui paraissent avoir été façonnées à la main sans le secours du tour. L’un de ces vases a cinq pouces huit lignes de hauteur, l’autre n’a guère que quatre pouces et demi. A deux pouces au-dessous du collet et du renflement du premier, on remarque deux bourrelets placés à une distance égale l’un de l’autre, et percés chacun de quatre petits trous qui paraissent avoir été destinés à recevoir des cordes sans doute placées en guise d’anses pour suspendre le vase. Le second présente aussi deux bourrelets munis de deux trous chacun ; mais au lieu d’être en dehors, ils se trouvent à l’intérieur, tout près de l’orifice. Ces vases étaient déposées avec précaution au fond de deux tombes différentes dans la couche d’argile ; le plus grand était renversé et entouré de quatre pierres plates disposées en carré ; l’autre se trouvait dans le sens naturel : il contenait quelques ossements et une hache en pierre verte.


Statistique Monumentale du Calvados
A. de Caumont - 1834.



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